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Amérindiens

28 janvier 2007

LES TRIBUS

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Les Arapahos
Certaines vieilles traditions laissent supposer que les Arapahos vivaient dans des villages permanents dans les régions forestières de l’Est du continent ; ils y pratiquaient l’agriculture. Quand ils ont été repoussés à l’ouest, ils se sont divisés en plusieurs groupes allant vers le nord et au sud. Les Arapahos étaient proches des Cheyennes avec lesquels ils combattirent contre le lieutenant colonel George Armstrong Custer à Little Bighorn. Au 20ème siècle, leur population étaient de 2,000 sur leur réserve du Wyoming, et un peu plus de 3,000 dans l'Oklahoma.


La vie quotidienne
Comme les autres tribus des indiens des plaines, les Arapahos étaient des nomades, vivant dans des tipis. Ils suivaient les troupeaux de bisons, leur principale source de nourriture. Ils faisait du commerce avec d’autres tribus comme les Mandans et les Arikara. Ils étaient aussi profondément spirituels. Chaque objet ou action avait un symbole religieux important. Comme les Sioux, ils pratiquaient le Sun Dance (la danse du soleil). Plusieurs histoires anciennes font référence à une pipe sacrée qui était toujours transportée en tête de leurs déplacements quand ils allaient vers le nord. Le porteur de la pipe indiquait le début et la fin des journées de marche. A la nuit tombée, la tribu s’installait en cercle autour du porteur de la pipe. Il semble que la tribu du nord possède encore cette pipe aujourd’hui.


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Les Assiniboines
Les Assiniboines vivaient dans les régions de l'est du Canada. On pense que les Assiniboines étaient à l’origine des Sioux qui se séparèrent au 17ème siècle. Ils commencèrent leur nouvelle vie dans le nord, souffrant du froid et la neige. Les enfants mouraient gelés et la famine était fréquente car la nourriture rare. La tribu compris qu’il fallait repartir plus au sud pour trouver une terre plus généreuse où la vie serait moins dure. Le groupe reprit son errance pour trouver un endroit où les enfants pourraient "respirer l’été pour toujours".
Comme tout le monde n’était pas d’accord sur le chemin à suivre, ils se séparèrent encore une fois en plusieurs groupes. Ils se savaient plus vulnérables ainsi, mais chaque groupe chercha les territoires les plus propices, là où le gibier serait plus abondant. A ces petits groupes, ceux du groupe original donnèrent des noms négatifs comme Wasinazinyibi (qui veut dire gros fumeurs) ou encore Cantidada (qui veut dire peuple moisi). L ’arrivée de ces différents groupes dans les plaines influença les coutumes des autres tribus. Chacun de ces nouveaux groupes eut un chef (il pouvait y avoir jusqu’à 3 chefs dans chaque groupe). Au plus haut de leur démographie, il y avait 33 groupes d’Assiniboines avec une population allant de 700 à 1,000 personnes dans chaque groupe. Ils n’étaient plus que la moitié de ce nombre en 1851 après les épidémies de variole.

Vie quotidienne
La langue est la même dans les divers groupes, avec cependant des accents différents. Une fois installés sur leurs nouveaux territoires, chacun se vit attribuer différentes tâches. Les femmes âgées allaient chercher du bois pour entretenir le feu à la nuit tombée alors que les plus jeunes étaient de corvée d’eau. Il n’y avait de fêtes que lorsqu’il y avait la paix entre les tribus où quand une guerre se terminait. Les femmes n’étaient jamais autorisées à manger avec les hommes. Les hommes faisaient un festin avec toute la nourriture préparée par les femmes. Après le repas, ils fumaient la pipe et préparaient les danses qui allaient suivre. Ils devaient décider qui devaient mener les danses pour remplacer les plus vieux. Les danses duraient jusqu’à tard dans la nuit, tout le monde en profitait le plus possible, sachant qu’il n’y en aurait pas d’autre fête avant longtemps.
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Les indiens Blackfoot (Les seigneurs des plaines).
La confédération Blackfoot est composée de 4 tribus; les Pikuni (ou Peigan), les Pikuni/Peigan du Nord, les Blood (ou Kainai) et les Blackfoot (ou Siksika). Ils sont actuellement installés dans le Montana aux Etats-Unis et en Alberta au Canada. Quand le gouvernement canadien signa un traité avec les Niitsittapi (le vrai peuple) ils contactèrent initialement les Siksikas qui vivaient sur la frontière avec la tribu Niitsittapiskaku. Ils présumèrent faussement que tous les Niitsittapis étaient des Blackfoot. Les Niitsittapi sont en fait Peigans, Blackfoot du Montana, Bloods et Blackfoot/Siskika.

La langue
La langue des Niitsittapi c’est le Niitsipussin (le vrai langage). Il existe quelques différences dans la façon de construire les phrases dans les différents groupes.

Leur histoire
Les Blackfoot émigrèrent depuis la région des Grands Lacs à l'est des USA vers leurs territoires actuels. Ils étaient nomades et chasseurs de bisons. Ils virent pour la 1ère fois des chevaux en 1730 lors d’une attaque menée par LES SHOSHONESs. Ils parvinrent par la suite à avoir leurs propres chevaux en faisant du commerce avec les tribus Flathead, Kutenai et Nez percé. Les Blackfoot firent aussi du commerce avec les colons blancs, échangeant des peaux de bisons pour des chevaux et des armes. Les choses allaient cependant changer car les bisons devenaient rares, ils avaient été exterminés dans de nombreux territoires. Privés de leur principale source de nourriture, les indiens mourraient de faim. Leur subsistance dépendrait à partir de ce moment des agences indiennes.
Le mot tribu suggère un manque de cohésion politique, culturelle et sociale qui ne s’applique absolument pas aux Niitsitapi. En fait, la structure unitaire des Niitsitapi permit la prédominance culturelle, politique et militaire, faisant d’eux les Seigneurs des plaines. C’était une nation, un peuple uni par le même langage, la même culture et religion, vivant sur un territoire dont les frontières étaient respectées par les nations voisines. Le gouvernement entra en rapport avec Crowfoot, un leader politique Siksika, pour négocier des affaires concernant les indiens. Crowfoot consulta les autres chefs Niitsitapi parce qu’il ne pouvait absolument pas décider seul et devait avoir le consentement des autres chefs. En 1870, sur le fleuve Maria il y eu un des pires massacres d’indiens par les troupes militaires américaines. Au matin du 23 janvier, un village paisible de la nation Peigans fut attaqué par l' armée. Ils y eu de nombreux tués, surtout des femmes, des enfants et des vieillards. Le commandant avait reçu carte blanche pour attaquer les indiens, tous les indiens. Il s'en prit donc aux Peigans pour les punir pour des choses dont ils n' étaient pas coupables. Après le massacre, les troupes finirent pas découvrir le camp qu'elles cherchaient, mais le camp était vide, les indiens hostiles étaient déjà partis.

La vie quotidienne au camp
Les Blackfoot étaient des nomades qui suivaient les troupeaux de bisons. Leur territoire allait de Edmonton à Calgary, de l’Alberta au fleuve Yellowstone, des Montagnes Rocheuses à la frontière actuelle du Dakota du nord. Les événements les plus importants de l’année étaient le Sun Dance (la danse du soleil) et la cérémonie Médecine Lodge. Ces célébrations réunissaient plusieurs tribus des plaines. Une des régions sacrées des Blackfoot s’appelle Badger-two Médecine Area. Elle fut perdue en 1895 suite à la signature d’un traité avec le gouvernement américain, traité qui avait était mal traduit aux indiens pour les faire signer.
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Les indiens Cheyennes
Les Cheyennes vivaient dans les grandes plaines à l’est des Montagnes Rocheuses et à l’ouest du fleuve Mississipi. Aujourd’hui, ils sont installés dans le Montana dans l'Oklahoma. A l’origine, ils vivaient dans l’est des Etats-Unis. Ils étaient sédentaires et habitaient dans des villages. Quelques-uns déménagèrent plus a l’ouest. Finalement, ils s’installèrent dans les grandes plaines et les régions boisées de la vallée du Mississipi.

Leur langue
Le dialecte Cheyenne est appartient à la famille des Algonquins. Leur alphabet contient 14 lettres. Les Cheyennes essaient désespérément de conserver leur langue d'origine.

Vie quotidienne
Les Cheyennes préparaient leur journée avant le lever du soleil. Faire du feu était la première tache à effectuer. Les femmes se levaient et allaient chercher de l’eau, pendant que les hommes et les garçons allaient prendre leur bain dans le ruisseau le plus proche. Les femmes préparaient alors le repas du matin. Les garçons devaient aussi récupérer les chevaux qui s’étaient éloignés du camp pendant la nuit. Après le repas, des annonces étaient faites par un ancien qui tournait autour des gens avec son cheval. Quand il avait fini, les gens vaquaient à leurs occupations quotidiennes. Les enfants se dispersaient pour aller nager, jouer ou faire des figurines de glaise. Les femmes formaient des groupes pour aller chercher du bois et des racines tôt le matin. C’était leur moment pour blaguer et rire. Elles ramassaient des bouts de bois par terre et brisaient des branches. Le bois était ensuite partagé, mis en fagots et attaché sur leurs dos. Puis, elles revenaient au camp. Les hommes les plus âgés fabriquaient les arcs, les flèches et les pipes pendant que les plus jeunes amélioraient leur apparence personnelle ou écoutaient les vieux hommes, sages et avisés. Les hommes chassaient le gibier pour fournir le camp en nourriture. Le soir venu, les Cheyennes faisaient de la musique, des danses, et autres activités. Puis le camp redevenait silencieux et tout le monde allait se coucher. Une coutume importante était celle de fumer le calumet de la paix. Cette coutume répondait à des règles très strictes. Une prière était faite avant la première bouffée. Chacun avait sa propre manière de fumer le calumet. Une autre coutume était de raconter des histoires, seules quelques personnes étaient habilitées à le faire. Ces histoires étaient racontées souvent, et toujours de la même manière.
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Les Comanches, une nation de fiers guerriers
Le territoire des Comanches comprenait les zones qui vont du Colorado jusqu’au Rio Grande au Texas. Ce territoire aussi appelé le grand désert américain regorgeait autrefois de bisons, de chevreuils, d'antilopes, d' ours et de loups. Tous ces animaux, à l’exception du loup, étaient chassés par les Comanches et assuraient leur subsistance. Leur régime alimentaire était complété par des pommes de terre, des fruits, des noix et des baies qui étaient récoltées par les femmes. Leur nourriture était variée. Les Comanches étaient bons cavaliers, ils savaient monter à cheval depuis leur plus jeune âge. La richesse parmi les membres de la tribu était calculée en fonction du nombre des chevaux que possédait une famille. Les hommes montaient à cru, utilisant des couvertures plutôt qu’une selle. Pour prévenir des dommages causés par le frottement, ils portaient des pagnes et des mocassins. Les hommes apprenaient à chasser et à se battre à cheval. Ils avaient des lances, des boucliers, des arcs et des flèches, des grands couteaux pour se battre au corps à corps.
Les femmes quant à elles cuisinaient, nettoyaient et élevaient les enfants. Les Comanches étaient des chasseurs nomades et quand ils changeaient de territoire, c’étaient les femmes et les enfants qui pliaient les tipis en peaux et préparaient le départ. Quand les enfants grandissaient, on les autorisaient à faire des erreurs dans le but d’apprendre. Plus les hommes vieillissaient plus on attendaient d’eux d’être des amis, de ne pas se vanter ni de vouloir prouver leur masculinité. Les Comanches n’avaient pas de grandes cérémonies religieuses. La plus importante phase de la vie d’un jeune homme était la quête d’une vision. Un garçon s'y préparait avec soin autant physiquement que spirituellement. Il devait trouver un endroit retiré pour jeûner, méditer et prier pendant des jours, en attendant une vision. Elle venait souvent sous la forme d’un être ou d’un animal. Si l’enfant ne réussissait pas la 1ère fois, il essayerait à nouveau jusqu’au succès. Il pourrait alors rentrer au village en tant qu' homme. C'était sa 1ère expérience avec "puhas", sorte de puissance divine. Les Comanches n’étaient pas très superstitieux , mais ils croyaient que "puhas" protégerait leur famille et leurs armes. Si un homme avait un grand "puhas" et une connaissance des cérémonies, de la médecine et des plantes, on l’appelait "médecine man" (l’homme médecine). Quand l’homme blanc vint sur leur territoire, les Comanches les combattirent fort et longtemps pour défendre leur terre. Ils finirent cependant grand perdants comme pour les autres tribus. Aujourd’hui, nous avons peu de documentation sur les Comanches hormis qu’à un moment donné ce grand peuple domina le sud ouest de l’Amérique.
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Les indiens Hopis de l'Arizona
Les Hopis ont occupé quasiment tout le nord de l’Arizona, de la Californie au sud du Nevada. Aujourd’hui, ils vivent sur la réserve de Black Mesa en Arizona, près de Painted Desert.

Leur langue
Le Hopi fait partie de la famille Shoshone, elle-même issue de la langue aztèque.

Leur histoire
On pense que les Hopis ont immigré de nord du Mexique environ 500 ans avant J.C. C’était une tribu de chasseurs et cueilleurs qui vivaient dans des maisons enterrées. Environ 1200 ans plus tard, l’aliment de base devint le maïs qu’ils étaient capables de faire pousser sur les plateaux arides. Plusieurs petits groupes s’associèrent et de grands villages. L’agriculture devint de plus en plus importante au fur et à mesure que la population grandissait. Des clans se formèrent, et chacun était responsable de son champ. La société Hopi était matrimoniale, c’est à dire les successions et le statut social se faisaient par la mère. Les femmes possédaient les champs, mais seuls les hommes de leur clan pouvaient y travailler. Chaque clan avait également la charge de certaines cérémonies au cours de l’année. C’était une société où chaque clan pratiquait sa propre cérémonie et même les femmes pouvaient y officier. Les Hopis vécurent ainsi jusqu’aux environ de 1540, quand un groupe d’explorateurs espagnols mené par Coronado, vinrent pour la 1ère fois dans cette région. Par la suite, les missionnaires espagnols essayèrent de convertir les indiens au christianisme tandis que les explorateurs et les soldats cherchaient tous les moyens pour les exploiter. Pendant ce temps, la tribu Navajo voisine commençait elle-aussi à sentir la pression des Espagnols. Il s'en suivi une guerre qui affecta les Hopis et les autres tribus voisines. Cette période de guerre dura jusqu’en 1824 quand les Espagnols ont reconnu l’indépendance du Mexique et que les terres des Hopis furent données au gouvernement mexicain. Bien que l’Espagne les laissa maintenant en paix, les Navajos continuèrent d’attaquer les Hopis pour prendre leurs terres. En 1870 le gouvernement américain revendiqua lui aussi les terres Hopis. Ceux-ci durent à nouveau se battre pour finir dans la réserve Hopi de Black Mesa où ils vivent encore aujourd’hui.

Vie quotidienne
Les Hopis essayent de conserver leur mode de vie traditionnel. Ils sont engagés contre le gouvernement américain ainsi que contre les Navajos pour récupérer leurs terres ancestrales. Les Hopis sont bien renommés pour leur habilité en agriculture. Ils connaissent la culture en terrasses et les méthodes d’irrigation. Ils savent faire pousser le maïs, le coton, les haricots, les courges et le tabac au milieu du désert de l’Arizona.
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Posté par 14OD001 à 14:15 - Les Tribus d'Amerique du Nord 1 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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