28 janvier 2007
LES TRIBUS suite
La nation Huron
Les Hurons constituaient une nation indienne très développée avec a sa tête un système gouvernemental bien défini. La Nation Huron était divisée en tribus ou clans. Leur histoire est faite de guerres menant parfois à des pertes de territoire obligeant certains de leurs clans à déménager. Les Hurons n’étaient pas des nomades; ils avaient plusieurs grands villages, chacun avec sa propre représentation gouvernementale.
Les Hurons vivaient dans des maisons communes consistant en de grandes huttes de bois. Ces habitations mesuraient entre 45 et 55 mètres de long. Les murs étaient fait d’écorces posées sur une charpente de troncs d’arbres. La plus longue de ces habitations mesurait 125 mètres de long et fut découverte dans l'état de New-York. Pendant les périodes de paix, les Hurons chassaient et pêchaient, ils se servaient d’arcs, de flèches et de lances.
Les tribus de la nation huron avaient chacune leur propre héritage culturel. Elles étaient divisée en clans. Les plus importantes sont les Arendahronons, les Attigneenongnahacs, les Attignawantanset les Tahontaenrats.
Les Hurons étaient considérés comme une force guerrière puissante, ils disposaient d’un territoire étendu au Canada et aux Etat-Unis. Il allait du fleuve Niagara à l’Est au fleuve Sainte Claire à l’ouest jusqu’au lac Erié au sud. En 1535, la population comptait entre 30,000 et 45,000 individus. Après les guerres de 1640 et les épidémies qui s'en suivirent, la nation Huron ne comptait moins de 10,000 personnes.
Les principaux ennemis des Hurons étaient les Iroquois. Leurs guerres firent beaucoup de morts, ils y perdirent aussi une partie de leur grand territoire. Les nations plus petites durent elles-aussi entrer en guerre lorsque la tribu des Rohronans fut attaquée. En 1625, ces petites tribus jusque la neutres durent choisir leur camp, soit s' allier avec les Hurons, soit avec les Iroquois. Les Hurons ne purent jamais reprendre leur vaste territoire d’antan. Les attaques des autres tribus les entraînèrent dans des années de guerre et de privations. Les Hurons durent quitter leur terre natale et se disperser. Les derniers membres de la tribu du maïs se joignirent aux tribus Hurons qui s’installèrent au Québec, alors que les membres de la tribu du rocher se joignirent aux Onodagas, les membres de la tribu de l’ours quant à eux partirent avec les Mohawks. La puissante nation Huron fut ensuite obligée de rejoindre des réserves. Ils durent aussi vivre avec leurs ennemis les Iroquois.
Les indiens Kiowas
Les Kiowas sont natifs des plaines du sud des USA. Historiquement, ils venaient de la région du Kootenay, en Colombie Britannique (Canada). Ils ont d'abord émigré vers le sud dans l’ouest du Montana, puis plus loin encore jusqu’au Nebraska, au Kansas, l'Oklahoma et finalement Texas où ils vivent encore aujourd’hui. Ils organisaient des expéditions de guerres parfois jusqu'au Mexique
Langue
La langue Kiowa semble reliée au langage Tanoan des pueblos de la vallée du Rio Grande au Nouveau Mexique. Kiowa veut dire "le peuple principal".
Leur histoire
Les Kiowas signèrent le traité de Médicine Lodge en 1867 et furent assigné sur une réserve l'année suivante, en 1868. Ils ne se sont cependant jamais vraiment confinés à la réserve. En 1874 ils reprenaient le sentier de la guerre contre les colonisateurs blancs du voisinage. Les Kiowas ne furent vaincus qu’une année plus tard quand un grand nombre de leurs chevaux furent tués par l' armée et que plusieurs de leurs chefs furent emprisonnés.
La vie quotidienne
Les Kiowas étaient des chasseurs nomades. Ils suivaient les troupeaux de bisons et vivaient dans des habitations faites de peaux et transportables. Ils possédaient des chevaux et étaient excellents cavaliers. Les Kiowas étaient de féroces guerriers et combattirent vigoureusement l’occupation de leurs territoires de chasse par les colons blancs. Avec leurs alliés Comanches, ils firent plusieurs incursions du Mexique, faisant de nombreux prisonniers et volant des chevaux. Les Kiowas représentaient les indiens typiques de la culture des indiens des plaines. Ils formaient des bandes guerrières bien armées et bien organisées. Ils développèrent aussi leur propre écriture, utilisant des pictogrammes, signes peints sur des peaux, relatant chronologiquement les événements de leur histoire. Aujourd’hui, ils sont environ 12,000 et vivent dans Oklahoma et dans le sud-ouest des Etats-Unis. Leur tribu est dirigée par le Conseil Indien Kiowa constitué de membres âgés de plus de 18 ans.
Les indiens Pawnee de l'Oklahoma
LES PAWNEESs étaient une tribu qui vivait dans la région de la Plate River, au Nebraska au début du 16ème siècle. La tribu des Pawnee était composée de différentes bandes: les Kitkehahkis, les Chauis, les Pitahauerats et les Skidis. Chacune des bandes étaient encore divisées en plusieurs villages. Le nom Pawnee vient du nom indien "pariki" qui veut dire "une corne", en référence à leur mèche de cheveu sur le crâne. LES PAWNEESs vivaient dans des huttes, recouvertes de terre. Les tipis en peau étaient utilisés pour les chasses au bison. Les huttes en terre évoluèrent d’une forme rectangulaire à une forme circulaire probablement à cause de leur migration vers le nord. Pour construire une hutte de terre, on commençait par planter en cercle 10 à 15 poteaux dans le sol (ils mesuraient environ 2m de haut et étaient espacés de 3m’.) Cela déterminait l’espace au sol. Des poutres étaient ensuite disposées en haut de ces poteaux. La structure était recouverte avec des couches de branches de saule, de l’herbe et de la terre. Des troncs étaient disposés horizontalement pour recouvrir l’espace entre les poutres centrales. On laissait un trou au centre du toit qui servait de cheminée et pour laisser entrer la lumière. On laissait aussi une entrée. La porte était faite avec un morceau de peau de bison étirée sur une charpente de saule qui pivotait vers l’intérieur. La nuit, elle était barricadée avec un morceau de bois passé à travers les poteaux qui la constituaient. Le foyer était installé dans une dépression circulaire creusée dans le sol au centre de l’habitation ; il était entouré de pierres plates. Leur habitation était à demi-souterraine.
Les femmes faisait pousser du maïs, des courges et des haricots. LES PAWNEESs développèrent aussi l’art de la poterie. Les femmes participaient activement au commerce en gérant la distribution des surplus au sein de la tribu, et avec les autres bandes indiennes. Elles participaientégalement au cérémonies ayant trait à la production de nourriture, l’abondance des récoltes et la chasse des bisons.
Les femmes avaient le pouvoir de la vie. Elle portaient leurs enfants dans une sorte de porte-bébé accroché à leur dos. Ils étaient fabriqués avec planche en bois plus large vers le haut. On y peignait l’étoile du nord et le soleil. Il était recouvert avec la peau d’un chat sauvage qui était l’emblème d’un ciel étoilé. La planche faisait un arceau au dessus de la tête de l’enfant ; cet endroit portait un arc en ciel. Les femmes aidaient leurs maris à charger et porter leurs ballots de plantes médicinales.
Les classes sociales favorisaient les chefs et les prêtres. Chaque chef de village ou de bande avait avec lui un paquet d’herbes médicinales. Le chaman avait des pouvoirs spéciaux qui lui permettaient de soigner les malades et de chasser les raids ennemis ou les famines. Ces prêtres connaissaient les rituels et danses sacrées.
LES PAWNEESs avaient aussi des sociétés guerrières et militaires. Porter une chemise en peau était le signe d’un statuts élevé. Peu d’hommes avaient ce privilège. La plupart des chemises de cérémonie portaient des bandes ornées de piquants de porc-épic ou de perles. Peindre ses mains indiquait qu’on avait combattu un ennemi au corps à corps.
Leur religion était un peu complexe. Ils identifiaient leurs dieux aux étoiles et se servaient de l’astronomie dans leurs activités quotidiennes. Les étoiles indiquaient quand planter le maïs. Tirawahat était le pouvoir de l’univers, le dieu le plus important, celui qui était a l'origine de toute chose. Tirawahat créa l’univers, donnant ses ordres à tous les dieux inférieurs. Certaines cérémonies religieuses en son honneur impliquaient des sacrifices humains.
En 1780, on estimait la population Pawnee à 10,000 personnes. Dans les années 1840 après l’ouverture de la ligne de chemin de fer, les maladies venues avec les blancs (variole, grippe, etc.), l’alcool et les guerres avec les autres tribus avaient beaucoup diminué la force des Pawnees, leur population avait chuté à 4,500 individus. L' influence des missionnaires blancs contribua à l’abandon de leurs coutumes primitives et des cérémonies religieuses. En 1970, il ne restait plus que 2,000 Pawnees, installés principalement en Oklahoma.
Les indiens Shoshones
La tribu Shoshone est originaire de la terre de Basin. Ils se divisèrent en deux groupes majeurs, de l'ouest et du nord. La tribu de l'ouest avait très peu de contact avec le monde extérieur et LES SHOSHONES de l'ouest montrèrent l' importance des tribus des plaines et des plateaux.
L' éducation des enfants était particulière parce que la mère s' occupait des enfants jusqu'à ce qu'ils commencent à marcher, puis c' étaient les soeurs aînées qui prenaient la relève, la grand-mère prodiguant l' éducation. Bien plus tard, le père s' occupait l' éducation si c'était un des garçons. Si l' enfantétait une fille, c'était considéré comme une bénédiction parce que les parents savaient qu'un jour elle attirerait un homme qui aiderait la famille dans sa quête de nourriture. Comme la nourriture était parfois rare, certains chamans avaient le pouvoir d' attirer les antilopes, leur seul gros gibier. Ils se servaient d' arcs et de flèches, de lances et de boucliers pour chasser. Ils essayaient aussi de chasser le bison, l' élan, le chevreuil même si c'était plus difficile. Quand ils avaient réussi a tuer un gros gibier, ils échangeaient sa fourrure contre de la nourriture, des couteaux, des fusils et des munitions. Ils fabriquaient aussi des harpons pour la pêche. En été, ils ne portaient que des caches sexe, en hiver ils s' habillaient de vêtements tressés avec des peaux de lapin. Il fallait environ 40 lapins pour faire un vêtement. Celui qui pouvait protéger son corps avec un tel vêtement était considéré comme fortuné.
La grande nation SIOUX (Dakotas, Nakotas, Lakotas)
Les Sioux vivent dans les plaines du nord, incluant les Dakotas du Nord et du Sud, le Nebraska, le Wyoming et le sud du Montana.
Le nom SIOUX (prononcer SOU) vient d’une transcription française du nom Nadouessioux; ce nom était donné aux sioux par leurs voisins et ennemis, les indiens Algonquins. Ce mot veut dire "petits serpents" c’est à dire, ennemis petits ou secondaires. Les sioux s’appellent eux-même Dakota, Lakota, Nakota, qui veut dire dans leur dialecte "les alliés’. Ces noms viennent des différents endroits où ils vivaient à l’origine.
La langue
Le langage sioux est parlé en 3 principaux dialectes, le Santee à l’est, Le Yankton au centre, et le Teton à l’ouest.
Leur histoire
Les Sioux ont du quitté leur terre natale de l’Est, chassé de leur territoire par les tribus plus puissantes. Ils apparaissent dans les récits pour la première fois en 1650 dans la région des lacs Milles et Leech a proximité du Mississipi, dans le Minnesota. Les frontières de leur nouveau territoire étant à un jour de marche du lac supérieur. Sous la pression des guerriers Ojibway qui furent parmi les premiers à obtenir des armes à feu, les Sioux se déplacèrent a nouveau plus à l’ouest, poussant devant eux les Cheyennes, les Omahas, les Crows et d’autres tribus plus petites. Ils envahirent rapidement tout l’ouest et le sud-ouest du pays après l’acquisition de chevaux et de fusils. Vers 1750, ils traversèrent le Mississipi et envahirent les Black hills. En 1805, avant le début des divers traités, ils possédaient un territoire s’étendant du centre du Wisconsin jusqu’au Wyoming, englobant les fameuses Black Hills (dans le Dakota du sud). Au nord leur nouveau territoire s' étendait jusqu'à la frontière canadienne au nord de l’actuelle ville de Platte. La nation Sioux n’était pas une nation compacte avec un gouvernement central et un seul chef à sa tête, mais une confédération de 7 sous-tribus alliées parlant une même langue. Chaque tribu avait un chef et se divisait à nouveau en bandes ou villages ayant à leur tour à leur tête chacun un chef. Sur leur terre originelle de l’Est, les Sioux subsistaient grâce à la pêche, la chasse du petit gibier, la récolte du riz sauvage et était des experts dans le maniement du canot. Mais en partant dans l’ouest, et par l’acquisition du cheval, leur style de vie changea complètement, ils devinrent une tribu de cavaliers nomades dont la survie dépendait principalement du bison. C'était des guerriers, armés de couteaux, arcs et flèches, lances et boucliers. Ils ne furent jamais de grands agriculteurs.
L’arrivée des américains blancs qui suivaient la piste de la Louisiane amena la fin du style de vie et la disparition du bison. La Ghost Dance (danse fantôme) qui prétendait ramener le bison et faire partir les blancs, devint prédominante chez les Sioux qui voulait retrouver leur style de vie du passé.
La polygamie était acceptée. Contrairement aux autres tribus dont la population décrut avec l’arrivée des blancs, la démographie Sioux semble avoir augmenté. Ceci est dû principalement à l’incorporation de captifs et aux mariages avec des blancs. Nous n’avons pas de statistiques fiables avant 1849, où le gouverneur Ramsey estimait la population Sioux à "guère plus de 20,000", alors que d’autres autorités locales l’estimaient à 40,000 voir plus. Le recensement officiel de 1910 estimait la population Sioux à 28,628 personnes incluant les métis.
Aujourd’hui les Sioux se sont adaptés à la vie sur les réserves ou en ville. Beaucoup s’impliquent dans l’industrie du tourisme dans les deux états Dakota.



